Pour célébrer le 75e anniversaire de la mort du poète Robert Desnos et dans le cadre d'un projet mené à distance avec une classe du lycée horticole de Montreuil, la bibliothèque Robert-Desnos vous propose d'écouter chaque jour un poème de cet auteur.

Chaque poème est lu par Eric Cénat, comédien du Théâtre de l'Imprévu.

Bonne écoute !

Pour retrouver tous les poèmes lus, c'est par ici ! Vous pouvez aussi suivre l'intégralité des poèmes sur la page Facebook des bibliothèques.

robert desnos

Un spectacle autour de Robert Desnos intitulé « L'homme qui portait en lui tous les rêves du monde » était également prévu le 5 juin à Comme vous émoi à Montreuil mais il est annulé compte tenu des mesures sanitaires prises pour lutter contre l'épidémie de coronavirus.

Retrouvez-nous la semaine du 2 juin pour une semaine spéciale consacrée au poète.

Au programme : des enregistrements inédits de témoignages de compagnons de déportation, de l'étudiante en médecine qui l'a accompagné jusque sa mort, de poèmes en lectures bilingues franco-grec... pour finir le 8 juin avec l'ensemble des enregistrements de poèmes faits par les jeunes du lycée horticole !

« Insaisissable, rebelle, boule de mercure au creux de la paume, médium et homme de radio, blagueur potache et baroque exalté, auteur des plus beaux chants d’amour et fabriquant des textes les plus énigmatiques, Desnos n’est jamais là où le lecteur souhaite le suivre. Faut-il voir incertitude ou contradiction, dans l’extrême diversité de ton que peut prendre la voix de Robert-le-Diable ? Certainement non. Il y avait seulement chez lui, le désir d’exprimer la poésie sous toutes ses formes dans tous ses possibles. Atteindre un langage à la fois populaire et exact, familier et ludique, voilà le but d’une trajectoire unique éminemment moderne. Avec Nerval et Hardelet, il est un de ces enfants du Marais qui « portait en lui tous les rêves du monde ». Sans doute le plus inspiré de nos somnambules, le plus joueur parmi ses amis surréalistes, journaliste de son propre drame et prophète des temps à venir, Robert Desnos n’est pas fait pour l’action collective et pense qu’il y a incompatibilité entre la nécessaire liberté du poète et le militantisme aux ordres. En cela et pour son amour violent de la vie jusque dans la boue de Terezin, il faut saluer notre contemporain éternel et notre frère en viager. »

Patrice Delbourg